Rat peste

Si la peste n’est plus qu’un mauvais souvenir dans les pays occidentaux, il faut savoir que des cas de cette maladie sont encore déclarés à Madagascar en 2016. Dans un article de l’Institut Pasteur, il est expliqué que la peste est entrée à Madagascar en 1898 via le port de Toamasina puis est arrivée dans la capitale Antananarivo en 1921.

Pour ceux qui l’ignoreraient encore, le principal vecteur de la peste est la puce, qui est lui-même porté par les rats. L’un des moyens de prévention ou de lutte contre une épidémie de peste est donc la diffusion d’insecticides qui éliminent les puces vecteurs de la maladie.

Ce qui est inquiétant (outre le fait qu’on n’a visiblement pas les moyens suffisants pour en finir avec cette maladie), c’est qu’une nouvelle étude de l’Institut Pasteur de Madagascar, publié sur PLOS, montre un niveau alarmant de résistance aux insecticides chez les puces qui transmettent la peste à Madagascar et montre aussi le fait que les insecticides à utiliser peuvent varier d’une région à l’autre (une informations relayée par la revue scientifique Medicalxpress).

Afin d’en arriver à ce constat, l’IPM a collecté des puces dans 8 régions de Madagascar pour tester la résistance de ces bestioles à 12 insecticides de 4 différentes familles. Sur les 12 insecticides testés, un seul, l’organochlorine dialdrin, s’est avéré efficace à 100 % sur toutes les populations (de différentes régions).

Cité par la revue scientifique, Adélaïde Miarinjara, qui a conduit ces recherches, explique que : « Même si la peste est aujourd’hui considérée comme une maladie du Moyen Age, elle tue encore 100 personnes par an à Madagascar. […] nous recherches peuvent apporter une importante amélioration à la lutte contre les vecteurs de celle-ci ».

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