Start-up et high-tech : un air de Silicon Valley dans la Grande Île

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Les supporter du projet Gazkar lors d’une battle de start-up à Antananartivo. Ayant gagné la finale GITR à Madagascar, Gazkar va représenter la Grande Île à un concours international.

Vous l’aurez peut-être remarqué, on parle souvent de start-up sur Le Blog de Madagascar. Depuis 2016, la jeunesse malgache, du moins celle qui a eu la chance d’accéder aux études, commence à bouger.

Et ce dynamisme est encore plus important dans le secteur des nouvelles technologies.

D’ailleurs, cette année, l’entreprise qui représentera Madagascar au concours entrepreneurial Get Into The Ring à Singapour sera Lomay. Avec les moyens du bord, cette petite société a développé un jeu de course made in Mada. Le buzz était assuré.

Il y a deux ans, lorsqu’ils ont débuté cette aventure, ils n’avaient aucune idée de comment développer un jeu vidéo, raconte Mathieu Rabehaja, l’un des co-fondateurs. Au début, ils n’avaient pas non plus beaucoup de moyens, alors la plupart des collaborateurs ont travaillé gratuitement (par pure passion) durant les premiers mois.

Mais nous sommes au XXIème siècle, à l’époque d’internet. Et bien qu’il n’y ait pas encore d’école spécialisée dans les jeux vidéo à Madagascar, ils ont su apprendre sur le tas.

Dans le reportage que vous voyez ci-dessous, l’équipe de Gazkar explique en quoi consistent les différents métiers. Il a été réalisé  par Point GG, une start-up média malgache qui s’est entièrement consacrée aux jeux vidéo.

Les initiatives qui misent sur le numérique et les nouvelles technologies, comme Lomay ou Point GG, sont de plus en plus nombreuses à Madagascar.

Dans la même veine, on peut citer Akanga 2.0.

Egalement lancée par des jeunes de la Grande Île, cette start-up procure des formations pour une branche des métiers du numérique : la gestion de la présence en ligne. Comme il n’y a pas encore de cursus universitaire sur le marketing « digital » ou le community managment à Madagascar, les formations Akanga 2.0 cartonnent. Car les entreprises malgaches sont de plus en plus conscientes de l’importance d’avoir une bonne présence sur la toile.

Le crowdfunding arrive également petit à petit. Ce mode de financement plus démocratique, vulgarisé par des sociétés comme Kickstarte ou Indiegogo aux Etats-Unis, permet aux jeunes pousses de trouver des fonds, sans passer par la case banque (ou papa et maman). En France, des membres de la diaspora malgache ont lancé Fanjava, dont le but est de financer les projets les plus méritants de la Grande Île avec des fonds provenant des Malgaches de l’étranger. Une autre plateforme locale, baptisée Kapital Plus Plus, fait partie de ses concurrents.

Les événements dédiés aux start-up sont également de plus en plus nombreux. Les concours comme Anzisha Prize, GITR ou Who’s Next permettent aux gagnants de bénéficier d’une forte visibilité et de financements. Et ce sont également des occasions pour les start-up locales de se rencontrer.

Dans cette dernière optique, Mino Andriamijoro organise des « Start-up dating » à Antananarivo. Il s’agit de soirées durant lesquelles les jeunes entrepreneurs de la capitale peuvent se rencontrer, faire leurs pitch devant des investisseurs potentiels ou même des keynotes pour lancer des produits innovants.

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