Secrétaire à Madagascar, elle devient entrepreneure en France

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Photos publiées par la page Facebook de Marianina
Photos publiées par la page Facebook de Marianina

Si vous vous attendiez à une histoire de disruption, d’un article sur l’idée d’une ado qui va changer le monde, vous serez peut-être déçu. Aujourd’hui, Lalatiana Rakotomanga a 54 ans et elle est grand-mère de 5 petits-enfants. Son histoire ? Celle d’une femme qui n’est pas allée aussi loin qu’elle l’aurait souhaité en terme de carrière à Madagascar, mais qui une fois arrivée en France (et une fois ses enfants devenus indépendants) a réussi le défi de l’entrepreneuriat en utilisant ses connaissances en cuisine malgache. « Si pour certains l’âge est un frein, je pense au contraire qu’il peut être un atout et un moteur supplémentaire », écrit-elle dans un témoignage publié par le Huffington Post.

Son vécu à Madagascar, elle l’explique ainsi : « J’ai passé la plus grande partie de ma vie à Madagascar. J’ai été secrétaire de trois Ministres puis attachée de direction. Mes employeurs ont toujours été satisfaits de mon travail mais je n’ai jamais eu de promotion. Travailler pour les autres sans en tirer de reconnaissance m’a beaucoup frustrée ». Ce genre d’histoire, on pourrait en entendre chaque jour à Madagascar, et notamment dans la fonction publique.

Là où ça diffère de la déception que vivent la majorité des salariés malgaches, et notamment dans la fonction publique où les postes s’achètent parfois, c’est après son départ pour la France.

Lalatiana quitte son pays en 2001. Dans les colonnes du Huff Post, elle raconte qu’il y a 15 ans, son intégration professionnelle était compliquée. Pour « donner un minimum de confort » à sa famille, elle y multiplie les activités. Puis, lorsque ses enfants ont gagné leurs indépendances, elle décide de se consacrer à sa passion : la cuisine malgache.

Et là, c’est un carton. Dans un premier lieu, comme elle le raconte, « ce n’était qu’un hobby. Je le faisais par plaisir et gratuitement. Ma cuisine plaisait et rencontrait un beau succès dans mon entourage ». Mais de fil en aiguille, et grâce à des programmes d’accompagnement, elle ouvre son resto en 2014.

Les débuts de son entreprise étaient modestes. « Mes fils et moi proposions de la cuisine sur le mode du fast-food: il n’y avait que 2 planches qui servaient de tables tout le long du mur avec des tabourets de bar », raconte-t-elle. Mais son activité s’agrandit très vite. Et à ce jour, elle tient un établissement avec 30 couverts situé en plein cœur de Paris.

Par ailleurs, malgré son âge, Lalataina semble encore pleine d’ambitions. Elle compte aujourd’hui ouvrir un second restaurant et s’étendre grâce à internet. Son message pour les entrepreneurs en herbe : « osez ! ».

A Madagascar, la culture entrepreneuriale est encore à développer et des structures d’accompagnement sont encore à créer. Cependant, une génération start-up est en train d’émerger. Il y a encore quelques jours, nous évoquions l’histoire d’une ado qui, à 19 ans, a déjà fondé une entreprise qui produit une centaine d’emballages bio par jour. Et n’oubliez surtout pas qu’à Madagascar, tous les problèmes peuvent être transformés en opportunités.

(Source)

2 COMMENTS

  1. Misaotra betsaka e ! Voilà enfin un site qui nous permet de savoir tout ce qui se passe dans notre cher pays ! Continuez nous serons toujours fidèle pour vous suivre !

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