Chaque année, on découvre de nouvelles choses à Madagascar. Et si vous avez fait le tour des médias internationaux ces derniers temps, vous avez peut-être déjà lu quelque part qu’il y a quelques jours, Hannah Wood, conservatrice du département araignées et myriapodes du Smithsonian’s National Museum of Natural History (États-Unis), a découvert 18 nouvelles espèces d’araignées pélicans à Madagascar.

Ces araignées sont particulière car avant 1948, on n’en a trouvé que dans l’état de fossiles datant de plusieurs millions d’années. D’autre part, ces araignées sont réputées pour leurs habitudes alimentaires puisqu’il s’agit d’araignées cannibales, que l’on appelle aussi des araignées pélicans à cause de la forme de leurs têtes (très pratiques pour attaquer les autres araignées). Et enfin, elles ne tissent pas de toiles.

Mais ce n’est pas tout car pour nommer certaines des espères qu’elle a découvertes, Wood a décidé d’utiliser des noms de personnages historiques malgaches.

Ainsi, on a l’Eriauchenius ranavalona, l’Eriauchenius rangita ou encore l’Eriauchenius rafohy (pour ceux qui ne connaissent pas l’Histoire, il s’agit de noms de souverains malgaches). Même Andrianampoinimerina a eu droit à ce traitement puisque l’une de ces nouvelles araignées s’appelle Eriauchenius andrianampoinimerina (scientifiques étrangers, je vous souhaite bon courage pour prononcer ça).

En ce qui concerne l’Eriauchenius ranavalona, puisqu’il y avait trois reines Ranavalona, l’étude précise qu’il s’agit d’une référence à Ranavalona III, la dernière reine de Madagascar.