Rondins
Une « cargaison de rondins » photographiée par Aiky RATSIMANOHATRA à Anjiro en 2013 —–  Licence Creative Commons BY NC : https://creativecommons.org/licenses/by-nc/2.0/ —– Source : https://www.flickr.com/photos/52323788@N06/10496582664/in/photolist-gg3qhQ-cssbCd-FjzQEa-gZxJkb-73sim3-73oimD-aeoqZx-aerfsJ-73oekK-9xeZ1m-3FcNbk-7ijM13-6GKdPL-7tFkpL

 

La Chine n’est certainement pas un modèle en ce qui concerne la protection de l’environnement. Cependant, une étude relayée par Reuters suggère que l’Empire du Milieu est sur le point de réussir sa reforestation. L’ennui, c’est que selon l’article de Reuters, cela se fait aux dépens de pays exportateurs.

Menée par des chercheurs du Michigan State University aux Etats-Unis, cette étude a démontré que durant la précédente décennie, une région de la taille d’un pays comme le Portugal a connu une reforestation massive et que les mesures prises par le gouvernement chinois pour maitriser les coupes d’arbres portent aujourd’hui leurs fruits.

Mais pour satisfaire sa demande en bois, la Chine importe depuis d’autres pays, où son problème de déforestation est donc en quelque sorte délocalisé. Madagascar, le Vietnam et l’Indonésie font partie des nations citées.

A Madagascar, selon des chercheurs, on perd aujourd’hui « 30 000 hectares de forêt par an ». A ce rythme, il n’y en aura peut-être plus sur la Grande Île d’ici 25 ans. Sans forêt, il n’y aura plus de lémuriens et probablement plus de touristes.

Les causes de la déforestation de Madagascar sont multiples. On peut citer la pratique de la culture sur brûlis, les coupes irresponsables, mais également le trafic illégal de bois précieux.

La Chine a souvent été pointée du doigt par les médias internationaux comme étant le principal importateur de bois précieux de Madagascar.

Par exemple, selon Le Monde en 2015, « Le bois de rose, outre l’étrange couleur et la senteur florale qui lui donnent son nom, possède une texture d’une pureté et d’une densité qui en font l’un des bois précieux et les plus convoités par la Chine, où les rêves des nouveaux riches n’ont pas de prix ».