(Par Jeni Andriamiseza, de FAKOTÔRY) Selon un rapport, publié en janvier 2016, il y aura en 2050 plus de plastique dans les océans que de poissons. Une information alarmante.

Des chiffres qui poussent au changement. Comment réduire la consommation mondiale de plastique ?

Est-ce possible de vivre sans plastique ? Un mouvement venu d’Australie prend de l’ampleur. Son nom : Plastic Free July ou comment réduire sa consommation de plastique pendant un mois et commencer une dynamique qui peut changer nos vies et la planète !

Cette année, l’association malgache FAKOTÔRY a décidé de se joindre au mouvement à travers sa page Facebook.

Le challenge : refuser l’utilisation de tout type de plastique à usage unique, tels que les sacs en plastique, les bouteilles en plastique, les tasses ou gobelets en plastique, les pailles en plastique, et même le chewing-gum, pendant tout le mois de juillet.

Depuis le début du mois, nous publions alors régulièrement des articles qui dénoncent nos objets en plastique du quotidien et leurs effets néfastes sur l’environnement et la santé, en proposant des alternatives accessibles aux Malgaches à Madagascar : nous promouvons les produits locaux et bios !

Pour rappel, FAKOTÔRY est une association œuvrant dans la réduction de la production des déchets et la création d’emploi pour les femmes malentendantes de l’association AKAMA : nous allions impératif écologique, rentabilité économique et entraide. Depuis sa création en avril 2016, FAKOTÔRY mène des campagnes de sensibilisation à la gestion des déchets auprès des collectivités, et fabrique des produits recyclés et/ou bios pouvant substituer nos produits polluants et gaspilleurs de ressources, du quotidien.

A travers le mouvement Plastic Free July, nous invitons alors la population locale à adopter un mode de vie responsable et durable. Plutôt que de mener un plaidoyer auprès de l’Etat, nous menons un plaidoyer auprès de la population pour que celle-ci change son mode de consommation et puisse ainsi influencer le comportement des commerçants et grands producteurs.


Cet article a été écrit par notre invitée Jeni Andriamiseza, fondatrice et présidente de FAKOTÔRY. « Par étymologie, le nom vient du terme malgache « fako » qui signifie déchets et du terme anglais « factory » qui signifie usine. Ce nom représente l’idée d’une usine de transformation des déchets en de nouveaux produits de valeur plus élevée, selon un processus de recyclage de compétences et de matières insoupçonnées. »