Madagascar a peut-être raté la révolution industrielle, mais aujourd’hui, la Grande Île a l’opportunité de devenir l’un des leaders africains du numérique.

Et pour accélérer les choses, Sam, un ingénieur néozélandais, a peut-être trouvé un modèle rapide, durable et avec un impact réel.

« Il y a un an, j’ai quitté mon travail d’ingénierie en Nouvelle-Zélande et j’ai déménagé à Madagascar avec une idée, toutes mes économies et un désir ardent d’offrir quelque chose de vraiment bénéfique pour les habitants de Madagascar », écrit-il.

« Je suis entré dans un petit village rural et j’ai été accepté comme l’un des leurs. Le village m’a appris à parler malgache, à vivre avec très peu, et même la manière traditionnelle de Betsimisaraka de cultiver du riz. Vivant côte à côte avec les malgaches, j’ai eu une fenêtre unique sur leurs espoirs, leurs rêves, leurs célébrations quotidiennes et leurs luttes. J’ai pu écouter attentivement ce que les gens veulent vraiment, et de temps en temps, une éducation et une carrière pour leurs enfants, c’est la plus haute priorité, mais c’est souvent hors de portée ».

Ce serait ainsi qu’est née l’idée d’Onja, un projet qui vise à permettre « aux étudiants doués de coder leur sortie de l’extrême pauvreté ».

Le schéma imaginé par Onja est très simple :

  • Tout d’abord, identifier les meilleurs élèves parmi la population défavorisée
  • Ensuite, les apprendre l’anglais ainsi que le code informatique pendant deux ans
  • Puis, les faire sous-traiter des travaux de programmation pour des clients internationaux. Selon Onja, cela permettrait à ces jeunes codeurs de gagner 25 fois plus d’argent que la moyenne.
  • Mais par la même occasion, « le travail d’outsourcing effectué par un seul diplômé d’Onja générera suffisamment de revenus pour Onja pour éduquer 7 étudiants supplémentaires ».

C’est très simple, mais Onja besoin de fonds pour démarrer et lancer la première classe de 30 étudiants. Et pour financer ce projet, l’ONG a lancé une campagne de crowdfunding. Au moment où j’écris, presque 20 000 dollars sur les 34 000 dollars nécessaires ont déjà été levés.