Madagascar, « leader français de l’intelligence artificielle » ?

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« Madagascar, leader français de l’intelligence artificielle ». C’est le titre de l’un des paragraphes postés aujourd’hui Karim Jouini, CEO et fondateur d’Expensya sur La Tribune.

En Europe comme dans la Silicon Valley, on parle beaucoup d’intelligence artificielle, une technologie qui, sur le long terme, va révolutionner toutes les industries.

En attendant, selon Karim Jouini, le recours à l’IA est parfois encore plus coûteux que la main d’œuvre bon marché des pays comme l’Inde, les Philippines ou Madagascar. Et toujours d’après cet homme d’affaires, l’IA n’est pas encore capable d’imiter le cerveau humain à 100 %. Et on a donc encore besoin de main d’œuvre pour certains traitements d’informations.

« Ainsi, parmi les nombreuses entreprises et startups qui vendent à leurs clients une gestion des données faite par une intelligence artificielle, se cache en réalité un traitement de l’information « à l’ancienne » fait par des travailleurs à bas coût, dans des pays, comme Madagascar, où le prix de la main d’œuvre est jusqu’à 30 fois inférieur à celui de la France », écrit-il. Un avis qui ne sera peut-être pas partagé par tout le monde.

Cette formule hybride qui nécessite encore une intervention humaine profite donc à Madagascar. Car même si le salaire est nettement inférieur à celui d’un travailleur français, celle-ci permet à certains jeunes diplômés d’avoir des salaires décents par rapport au coût de la vie dans la Grande Île.

Maintenant, il faudrait envisager le futur. Car tôt où tard, l’IA sera suffisamment développée pour que l’on se passe de notre main d’oeuvre. Et la bonne nouvelle, c’est que des informaticiens de la Grande Île se sont déjà professionnalisés dans l’intelligence artificielle.