Les tresses, entre tradition et mode !

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Il semblerait que le retour au naturel fasse fureur auprès des femmes.

Que vous soyez aux Etats-Unis, en Europe ou même à Madagascar le phénomène grandit.

Les femmes acceptent plus la vraie nature de leurs cheveux, ondulés, crépus ou bouclés.

Ce sont les coiffeuses avec leur brushing qui maudissent cette idée.

Ce retour au naturel serait peut-être l’occasion pour un back to basics c’est-à dire se tresser les cheveux.

A Madagascar d’ailleurs les tresses font partie intégrante de la culture et peuvent même indiquer si vous êtes marié(e)s ou célibataires

Par exemple chez les Betsileo, tout se dit grâce aux tresses

Dans cette Ethnie, si un homme se promenait avec un peigne dans les cheveux cela voulait dire qu’il était encore un cœur à prendre. Pas la peine de le crier sur tous les toits ou d’en faire un statut sur Facebook.

Pour les femmes qui n’avaient pas encore la bague au doigt, toujours chez les Betsileo, il y avait quatre types de tresses pour elles : le « kitain’ondry », le « kitanala », le « valala mihoatra » et le « kirozaroza ».

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Mais une fois que les femmes ont un prétendant et se marient, le jour de la célébration elles changent immédiatement de coiffure comme pour dire attention je ne suis plus un cœur à prendre. Ainsi le jour J elles se coiffent en « Mitsangana fa andeha » qui veut dire lève-toi on va y aller.

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Une fois seulement que la cérémonie de mariage est finie, qu’elles sont officiellement la femme d’un tel les femmes Betsileo auront alors pour coiffure de tresses le « tagna-voho ».

On peut dire que ces femmes sont coquettes, mais ce n’est pas pour autant qu’il faut négliger les hommes. Car eux aussi doivent paraître à leurs avantages. Toujours chez les Betsileo si le prétendant se présentait à la famille de l’élue de son cœur avec des cheveux non tressés il risquait de rentrer bredouille ! Vous voilà prévenus messieurs !

Mais ce n’est pas tout ! Il y aussi les coiffures de fête pour les dames, le « randrana madinika », le « diafisesy », le « tadimbitana » et le « kiary ».

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Randran’anakova

Si par le plus grand hasard vous croisez une femme avec ce type de coiffure qui pourrait un peu rappeler la Princesse Leia de Star Wars retenez deux choses : cette coiffure s’appelle Randran’anakova et cette femme est une princesse. La coiffure cache les oreilles exprès pour que Mademoiselle se démarque de ses sujets et pour qu’elle n’écoute pas ce qui se disait dans les alentours.

Pour les princes, on le reconnait à cette coiffure appelée Kihefaka qu’ils arboraient quand ils partaient en guerre. Des autres guerriers, le prince se différencie en portant sur son front une medaille d’argent qu’on appelle « ny felana ».

Kihefaka

Sûrement que ces traditions continuent. Pour certaines les tresses deviennent un effet de mode, pour d’autres une coiffure protectrice qui permettra aux cheveux de pousser. Et pour les plus occupées une manière de gagner du temps le matin au lieu de se coiffer !

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Une publication partagée par Josiie Gabrielle (@josiiegabrielle) le

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