La terrifiante histoire de Jenny, violée par un homme rencontré sur Facebook

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Jenny UNICEF
Jenny témoigne dans une vidéo de campagne de l’UNICEF

Bien que le taux de pénétration d’internet soit aujourd’hui encore très peu élevée à Madagascar, force est de constater que de plus en plus d’ados de la Grande Île ont accès à internet et aux réseaux sociaux via leurs smartphones. Mais malheureusement, il n’y a pas que du bon dans la technologie. En fait, une technologie n’est ni bonne ni mauvaise, c’est l’usage qu’on en fait qui est soit bon soit mauvais. Malheureusement, lorsqu’on est jeune, on n’en voit que les bons côtés. « Jenny », une ado de 17 ans qui vit à Antananarivo, par exemple, ne pensait pas que l’homme avec lequel elle discutait souvent sur Facebook s’apprêtait à la kidnapper, la droguer et la violer plusieurs fois.

Son prof lui a demandé de l’argent, elle pensait que son ami pourrait l’aider

Tout commence avec une demande d’ajout sur Facebook. Jenny devient « amie » avec un homme de 28 ans sur le réseau social. Pendant six mois, ils discutent souvent.

Un jour, Jenny se retrouve dans la merde. Comme elle le raconte dans une vidéo, elle échoue à un examen. Et son prof lui demande de payer 1 million d’ariary (l’équivalent de 268 euros) pour la faire passer (Madagascar fait partie des pays les plus corrompus).

Perdue, ne sachant pas quoi faire, elle demande à son « ami » de l’aider et le rencontre. C’est là que son enfer commence. Jenny raconte qu’elle ne pensait pas que « quelqu’un avec qui elle a discuté sur Facebook pendant 6 mois ait pu [lu] il faire ces choses ».

L’homme l’a kidnappée, droguée et violée. « Il m’a enfermée chez lui pendant deux mois. Il m’a violée plusieurs fois pendant ces deux mois », raconte-t-elle. Après chaque viol, elle pleurait. Pendant deux semaines, elle aurait même été inconsciente.

Au bout de ces deux mois d’enfer, Jenny fini par être libérée, grâce à des voisins de son agresseur qui ont signalé la police. Puis, elle a été prise en charge par l’UNICEF. Son agresseur ainsi que le prof qui lui a demandé de l’argent ont été condamnés. Aujourd’hui, elle a le courage de raconter cette histoire dans l’une des vidéos de la campagne #ReplyForAll de l’UNICEF, une sensibilisation sur protection des enfants en ligne.

Son cas, cependant, n’est pas isolé. Il y a encore quelques semaines, un cas similaire a été rapporté par quelques médias, cette fois-ci à Tamatave.

Protéger, mais ne pas interdire l’internet

Malheureusement, à cause de la présence de ces prédateurs sexuels sur les réseaux sociaux, des parents à Madagascar décideront certainement de ne pas (plus) laisser leurs ados avoir de smartphone, ni utiliser internet.

Est-ce une bonne idée ? Certainement pas. Dans la société moderne, tout tourne autour du numérique. Et si vos enfants n’y sont pas accoutumé, ils risquent de devenir des laissés pour compte dans la société de demain. Ce n’est pas la technologie qu’il faut blâmer, mais plutôt l’usage qu’on en fait. Cependant, lorsque les jeunes arrivent sur internet, ils ne sont pas immédiatement conscient que cet outil a aussi son côté obscur (comme toutes choses). Si Jenny avait vu la campagne de l’UNICEF, elle aurait peut-être réfléchit à deux fois avant d’ajouter cet inconnu sur Facebook, avant de discuter et avant de lui rencontrer. Voilà pourquoi ce témoignage est important.

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