Russie Armée

Bien qu’il ait empêché toutes les manifestations publiques des citoyens malgaches dans le but de revendiquer les Îles Eparses de l’Océan Indien à la France, l’état malgache essaie de faire comprendre qu’il travaille tout de même sur la rétrocession de ces territoires, mais par la voie diplomatique. Ainsi, des discussions sur ces îles seraient déjà prévues aux Nations Unies, ce mois de septembre.

Et par ailleurs, Madagascar commence même à se faire des alliés dans ce débat, pour ne citer que les Comores et la Russie. Comme vous le savez peut-être, le président de l’Union des Comores, Ikililou Dhoinine, était en visite officielle sur la Grande Île. Et si la thématique principale des discussions était la coopération économique entre Madagascar et son archipel voisin, les Îles Eparses ont aussi été évoquées.

En ce qui le concerne, le président comorien soutient ces revendications certainement pour la simple raison que son pays revendique également Mayotte à la France. D’ailleurs, il ne le cache pas vraiment. Cité par l’Express de Madagascar, Ikililou Dhoinine explique, en réponse à la question d’un journaliste : « Par rapport au droit international, et même les Nations-Unies le reconnaissent, Mayotte est comorienne. Il faut respecter et appliquer le droit international. Concernant les îles éparses, nous soutenons Madagascar ».

Quant à la Russie, qui avait également exprimé son soutien à Madagascar il y a 3 semaines, elle y trouve un moyen de répliquer aux pays occidentaux, dont la France, qui l’ont critiquée et sanctionnée après l’annexion du territoire ukrainien de la Crimée en 2014.

En 2015, Maria Zakharova, une haute responsable du ministère russe des affaires étrangères, avait déclaré, en réponse à une critique de Laurent Fabius : « Comment Paris pourrait argumenter sa politique envers les territoires contrôlés par la France, dont l’île de Mayotte et les îles Eparses? […] Je pense que ces exemples sont suffisants pour faire comprendre que la France doit résoudre ses propres problèmes avant de donner ses appréciations sur les actions d’autres Etats [Une référence à l’annexion de la Crimée par la Russie, suite à un référendum qui n’a pas été reconnu par la ‘communauté internationale’] ».

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