Free Basics, l’internet gratuit de Facebook débarque à Madagascar

free basics

En 2013, Mark Zuckerberg annonçait le projet Internet.org (qui fut plus tard renommé Free Basics), une initiative visant à augmenter le taux de pénétration d’internet dans le monde. L’idée, en substance, est de proposer un accès gratuit à internet dans les pays émergents ou en voie de développement, en partenariat avec les opérateurs téléphonique et les développeurs de sites.

Et aujourd’hui, l’offre débarque à Madagascar. Facebook a décidé de travailler avec BIP, un nouvel opérateur lancé hier, pour déployer cette plateforme dans la Grande Île.

Free Basics, c’est quoi ?

En substance, grâce à Free Basics, les clients de l’opérateur mobile BIP à Madagascar peuvent accéder gratuitement via un portail à des versions allégées de quelques sites web et applications.

Pour le moment, seulement une dizaine de services y sont accessibles gratuitement, dont Facebook, Messenger, Wikipédia, Accuweather et le blog Popmuse.

Cependant, actuellement dans nos murs, des employés de Facebook sont en train de discuter avec les développeurs malgaches pour que plus de sites web et de services y soient ajoutés.

Un accueil chaleureux pour l’internet gratuit de Facebook

A Madagascar, le taux de pénétration d’internet est très bas. De ce fait, lorsqu’un géant du web lance une offre qui propose aux consommateurs de naviguer sur quelques sites sans payer de frais de data, tout le monde est heureux. Lors du lancement du nouvel opérateur BIP et de la présentation de Free Basics, le ministre malgache chargé du numérique était d’ailleurs présent.

Néanmoins, il faut savoir qu’ailleurs, Free Basics est un sujet de polémique. En effet, pour de nombreux professionnels de l’économie numérique, le fait qu’un opérateur facture différemment les données consommées en fonction des sites est contre le principe de la « Neutralité du réseau » ou « Neutralité du net », et il peut avantager des sites par rapport à d’autres.

En Inde, d’ailleurs, les autorités ont décidé d’interdire Free Basics et les offres similaires au nom de ce principe.

Mais pour le PDG Mark Zuckerberg, Free Basics peut être considéré comme un 911 du net. « Le modèle le plus similaire est celui du 911 aux Etats-Unis, expliquait-il. « Même si vous n’avez pas payé pour une offre téléphonique, vous pouvez appeler le 911 et si il y a [une urgence], vous obtenez une aide basique, et nous pensons qu’il devrait y avoir un équivalent de cela sur internet – où même si vous n’avez pas payé pour une offre data, vous pouvez accéder à des informations basiques sur la santé, à des outils pour le travail, pour l’éducation, pour communiquer […] ».

Par ailleurs, cette offre n’a pas vocation à remplacer le « vrai » internet, mais plutôt à inciter des gens à se connecter, et à devenir plus tard devenir des internautes à part entière.

Et comme l’explique si bien le l’entrepreneur John-Paul Iwuoha dans un récent article du Huffington Post, « Mark Zuckerberg ne nous offre qu’un petit bout d’internet. Pour des millions d’Africains qui ne peuvent pas s’offrir un accès continu au net, avoir ce bout, c’est déjà mieux que n’y avoir aucun accès ».

Le Blog de Madagascar pourrait faire partie des sites qui seront accessibles gratuitement via cette offre.