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Madagascar fait partie des pays les plus pauvres du monde, le taux de pauvreté est de plus de 70 % et le système éducatif est encore à réinventé.

Mais malgré toutes les statistiques décourageantes et toutes les bonnes raisons de ne pas réussir dans ce pays, une génération de jeunes entrepreneurs est en train d’émerger.

Ils débarquent avec une nouvelle perception de Madagascar et beaucoup d’ambitions. Là où les autres voient des problèmes, ces jeunes y trouvent des solutions ainsi que des opportunités.

Ce week-end, Le Blog de Madagascar a pu participer (en tant que coach) à un atelier de jeunes entrepreneurs de moins de 22 ans, dont le but était de les préparer à l’Anzisha Prize, un concours panafricain.

Le gagnant de l’année dernière, qui a empoché un don de 25 000 dollars, était un paysan malgache qui n’a même pas obtenu son baccalauréat.

Donc, cette année, on y croit encore ! Madagascar doit conserver son titre.

Le gagnant de l’examen blanc qui a eu lieu lors de l’atelier (avec un jury d’entrepreneurs senior) était la start-up « GasGasy » (Bravo Mino et Rebecca).

Les gagnates de l'Anzisha exam blancDirigée par des étudiantes, celle-ci a imaginé une nouvelle solution pour résoudre le problème de déforestation à Madagascar, en remplaçant le bois de chauffe par du biogaz.

Cette source d’énergie est déjà exploitée à Madagascar, mais de manière marginale. Et jusqu’à présent, personne n’a jamais songé à la distribuer à la masse. C’est là où ces jeunes de moins de 22 ans pourraient créer la disruption : elles veulent vendre du biogaz dans des bouteilles (roses). Ça coûtera moins cher par rapport au gaz vendu actuellement qui n’est pas à la portée de tous et ce sera plus écolo.

Les projets disruptifs ont été nombreux, d’ailleurs. On peut également citer EcoBrick, une jeune boite malgache qui a développé un nouveau type de brique. Si l’idée n’est pas tout à fait nouvelle, elle n’est pas encore très exploitée dans la Grande Île. Il s’agit de briques pressées à base de latérites, contrairement aux briques en argile cuite. C’est moins cher, le procédé est moins polluant (pas de cuisson). Et les briques imaginées par cette petite entreprise permettent aussi de réduire les coûts des constructions, grâce à un ingénieux système d’emboitement façon LEGO.

Sinon, on a également rencontré un petit génie de l’informatique (fondateur de GLAREO).

GlareoIl a développé un jeu vidéo très addictif, qui pourrait être le prochain Flappy Bird. Il nous a confié que le jeu a été développé en un week-end. Il s’agit d’un prototype, mais une fois sorti, ce jeu pourrait rapporter des milliers de dollars par jour à son créateur s’il devient viral.

Au total 10 petites entreprises étaient présentes à cet atelier. Elles étaient toutes déjà à un stade assez avancé, avec des idées toutes autant innovantes les unes que les autres. Toutes avaient déjà des prototypes, et certaines ont déjà commencé à commercialiser.

Le plus impressionnant est que ces jeunes entrepreneurs parviennent à gérer leurs boites, tout en continuant les études. Rindra, une jeune femme qui a fondé Tsiahy (spécialisé dans les solutions pour le planning familial) a même le temps de faire double-filière dans deux universités différentes, en plus de gérer son entreprise.

Malheureusement, toutes ces bonnes initiatives manquent énormément de moyens. La raison pour laquelle elles concourent pour l’Anzisha Prize, qui permettra au gagnant de gagner 25 000 dollar pour financer le projet et jusqu’à 15 000 dollars pour les autres finalistes.

En revanche, ce qui est admirable, c’est que ces jeunes n’attendent pas beaucoup de l’Etat, si ce n’est un environnement favorable à l’émergence des start-ups. Une suggestion d’EcoBrick, par exemple, serait un régime fiscal spécial start-up.

 

Nous sommes à un atelier de jeunes entrepreneurs malgaches. 10 startup montées par des moins de 22 ans <3

Posted by Le blog de Madagascar on Saturday, March 25, 2017

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