Officiellement, les sacs en plastique de moins de 50 microns d’épaisseur sont interdits à Madagascar. Mais force est de constater que malgré la signature du décret de cette interdiction, les sacs interdits continuent de circuler sur la Grande Île et pour le moment, aucune étude n’a montré une amélioration de l’environnement suite à cette interdiction.

Elles pensent néanmoins avoir trouvé la solution : des sacs en paille de riz

Suite à l’interdiction (bien que non-appliquée à 100 %) des sacs en plastique qui étaient d’usage à Madagascar, de nombreuses entreprises ont tenté de combler le vide, soit avec des sacs plus épais (et plus chers) soit en utilisant d’autres matériaux, comme Gasyplast qui utilise de la fécule de manioc importé pour créer des sacs biodégradable.

Sur le plan économique, l’avantage du projet Earthbag d’Amélie Champé et de Francesca Rasamimanana est qu’elles se sont penchées sur un matériau qui existe en abondance à Madagascar. « Aujourd’hui, la paille de riz (constituée de la tige et des feuilles de la plante de riz) est uniquement utilisée en tant qu’aliment pour le bétail. Le reste est brûlé ou jeté dans les cours d’eau. Son utilisation proposera une solution alternative aux agriculteurs ne sachant que faire de ces résidus de culture. Plus de 3 millions de tonnes de riz sont produites chaque année à Madagascar, les quantités utilisables sont gigantesques ! », Écrivent-elles dans une description du projet.

Et comme le matériau ne coûtera pas cher, elles entendent donc proposer des sacs en papier à base de paille de riz qui coûteront la même chose que les sachet en plastique fin, officiellement interdits.

Pour les soutenir, il vous suffit de cliquer ici et de voter pour le projet. Les deux entrepreneuses écolo participent en effet au concours de la start-up africaine de l’année, soutenu par Qwant, la SNCF, PWC, BE-BOUND et ENGIE. Des prix (en milliers d’euros et des accompagnements sont à la clé).

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