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Fatiguée par son métier, cette consultante en hôtellerie a décidé de lancer sa start-up.

Les Malgaches entreprennent de plus en plus et si tous les projets ne survivent pas tous au parcours du combattant du startupeur (surtout avec les conditions assez particulières de Madagascar), celui-ci de Jenny Malala a toutes ses chances.

Ce projet s’apelle iKaly et l’idée est de permettre aux internautes malgaches de commander de la nourriture en ligne, via une application. A priori, il s’agit d’un projet assez banal, surtout pour ceux qui connaissent les sociétés comme Uber ou Eat24.

Mais iKaly a cependant une particularité dans son modèle économique, en comblant un vide dans le marché.

Lorsque j’ai demandé à Jenny ce qui distingue iKaly de ses futurs concurrents à Madagascar (il y en a au moins deux), la startupeuse m’a expliqué qu’elle allait proposer une offre qu’on ne trouve pas encore chez ceux-ci.

Si l’un propose de livrer ses propres préparations, l’autre ne propose de livrer que des plats de restaurant. L’idée d’iKaly est « de mettre en avant les talents cachés dans leur cuisine » grâce à une offre baptisée i-Kaly HOMEMADE.

Mais si le client désire un plat de restaurant, il pourra cependant utiliser le service i-Kaly EXPRESS. Et en même temps, via sa branche SLOWFOOD (contraire de fast-food), Jenny va également proposer de la préparation et livraison de déjeuners sains et complets (Le Blog de Madagascar a pu y goûter en avant première).

Le prix de l’entrepreneuriat solidaire

Actuellement, iKaly fait l’objet de campagne de financement participatif sur Fanjava (et vous pouvez l’aider en participant sur ce lien ; des contreparties sont proposées).Le logo de iKaly

Mais avant de passer par le crowdfuding, elle a déjà gagné le prix de l’entrepreneuriat social d’Orange à Madagascar. En effet, il ne s’agit pas seulement d’un business model intéressant, mais également d’un projet social.

Tout d’abord, contrairement à ses concurrents, iKaly livrera ses plats dans conteneurs en aluminium fabriqués avec des canettes et des barquettes recyclées. Et de l’autre, la start-up s’engage à verser 15 % de ses profits à une école publique pour offrir des petits déjeunés chaque jour aux élèves démunis.

D’autre part, en lançant un UBER de la restauration qui permet aux « talents cachés » de vendre des repas à livrer, Jenny entend également offrir de meilleures opportunités à ces personnes. Une sorte d’alternative entre le CDI et l’entrepreneuriat (qui n’est pas donné à tout le monde), avec de meilleurs revenus que le SMIC malgache.

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