Marie Laure Jaomatana n’est plus une petite pointure dans le domaine de la mode.

Et c’est avec beaucoup de fierté qu’elle véhicule la culture ainsi que le savoir-faire malgache dans le monde.

Ses défilés ont lieu devant des diplomates (comme à la clôture de la Francophonie), des pipoles (comme au festival de Cannes) ou encore lors d’une levée de fonds de la famille de Mickael Jackson, qui l’a sollicitée.

Son truc : Elle utilise des matériaux malgaches. Ses dernières collections sont par ailleurs assez curieuses et intrigantes.

Sur « TSODRANO », elle utilise du tsihy et du lamba mena (le tissu qu’on utilise pour envelopper les morts).

Sur « TSARASOA », elle a utilisé des nappes de table brodées qui étaient sur le marché malgache.

Dans une interview sur No Comment (disponible à la fin de cet article), Jaomatana assume complètement cet aspect distruptif de ses créations. Elle détourne les matériaux et les modernise. « Pour que les Malgaches puissent suivre l’exemple qu’on ne reste pas bloqué sur des choses très culturelles, mais qu’on peut évoluer parce que le monde évolue ».