Despacito, la chanson de Luis Fonsi et Daddy Yankee est le plus gros hit de l’année. Le succès de cette chanson est tel que selon les données d’Universal, il s’agit même du titre le plus écouté en streaming de toute l’histoire.

Avec internet, Despacito est bien entendu arrivé à Madagascar très rapidement. Et ici aussi, la chanson fait un hit !

Le plus drôle, pour moi, c’est que Despacito se traduit par « Mora Mora ». Et devinez quoi ? Quand on ne l’appelle pas la Grande Île ou l’Île Rouge, Madagascar est surnommé le pays du « Mora Mora ».

Dans le secteur touristique, on voudrait bien penser que Mora Mora est synonyme de calme et de tranquillité. Il faut dire que les syllabes sont très vendeuses. Comme l’explique le blog one-minute-madagascar-news.com, « À sa simple évocation ou en l’apercevant sur les enseignes des établissements hôteliers, des lieux d’hébergement et des agences de voyage, les senteurs de la Grande île vous reviennent, et surtout… ses tortues endémiques ».

Mais la vérité est que, comme l’a rappelé madagascar-tribune.com, c’est que « quoi qu’on fasse, quoi qu’on désire, où qu’on veuille aller, il faudra prendre son mal en patience. Même internet (ndlr, l’article date de 2010) devient un véritable puits sans fond, où l’on peut perdre un temps infini à réaliser quelques petites opérations qui auraient pris trois clics en Europe ».

Dans un monde où tous les grands pays investissent dans la compétitivité, Madagascar est « labélisé » comme le pays du « calmement », du « lentement », etc.

Heureusement, pendant que d’autres vivent « Mora Mora », une jeunesse ultra-motivée est en train de voir le jour. Il s’agit d’une partie de la génération Y qui, grâce à internet, vit au même rythme que le monde.

Une jeunesse qui entreprend et qui n’attend rien de personne. Mais très ambitieuse. La génération startup, dirait-on.

Donc, désolé mais pour moi (qui appartient à cette génération), « Mora Mora » est presque une insulte !