Attentat du 26 juin : « il n’y a pas de risque zéro », selon le président

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Rajaonarimampianina Hery

Une semaine après l’attentat du 26 juin, le président de la république s’exprime sur le sujet au micro de la journaliste Jeanne Richard de RFI. Concernant l’enquête, il explique qu’il y a déjà eu des perquisitions et des arrestations. Mais pour le moment, personne ne peut dire avec certitude quelles étaient la motivation du poseur de bombe (mais la piste djihadiste semble pour le moment écartée).

Et alors que les enquêteurs font « tranquillement » leur travail, certains se demandent comment cette bombe a pu entrer dans le stade lors du spectacle de la fête nationale alors que la sécurité semblait irréprochable. Pour le président de la république, il « n’y a pas de risque zéro, regardez ce qui se passe partout ailleurs dans le monde, dans les pays considérés comme les plus sécuritaires […] ». Mais cet avis n’est pas partagé. Pour Désiré Ramakavelo, Général et ancien ministre de la défense, par exemple, le poseur de bombe a profité d’un complice.

En tout cas, plus les l’enquête prend du temps, plus le doute grandit. Et depuis quelques jours, certaines personnes soupçonnent même le régime en place d’être derrière ces actes barbares. C’est le cas d’un sénateur de l’opposition (il fait l’objet d’un mandat d’arrêt après avoir organisé une opération ville morte) qui accuse ouvertement les tenants du pouvoir d’être impliqués, dans une vidéo qui circule sur YouTube depuis hier. Mais le gouvernement s’attendait visiblement à ces accusations et quelques heures seulement après l’attentat, le premier ministre faisait un démenti devant les caméras des journalistes.

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