Après Dizzy Brains, un autre groupe de rock malgache s’invite aux Transmusicales

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Deux ans après les Dizzy Brains, C’est un autre groupe malgache qui figure sur l’affiche des Transmusicales de Rennes, No Mady.

Oui c’est bien un groupe malgache. Il est composé de 2 jeunes femmes accompagné d’un homme. Présentation !

BDM : Bonjour à vous. La formation actuelle de No Mady a changé. Maintenant il y a vous Vaniala, Stephanie et Miora. Pourquoi ce changement ?

No Mady : Tout d’abord, le groupe était composé uniquement de filles. Et puis, la vie a fait qu’en 2016, il ne restait que Steph et moi, Vaniala. C’est clair que nous voulions  continuer la musique et on l’a fait parce que  c’est notre passion. Nous avons donc fait appel à Miora pour accompagner, à la batterie, nos accords de guitares.

photo : Nan’ – Blue Moon Thinker

BDM: Malgré cela vous jouez toujours du rock ou bien il y a aussi un peu de changement de ce côté-là ?

NM : Bien sûr, la base reste du rock. Toutefois, nous avons rajouté du son électronique dans nos morceaux. Comme l’ouverture d’esprit est l’un de nos principes, nous n’avons pas de limites dans notre musique.

BDM: Au niveau des instruments, qui joue de quoi ?

NM : Miora à la batterie. Steph à la gratte et au chant. Vaniala entre la basse et le clavier.

BDM : Comment se passe la préparation pour les Trans ?

NM : Nous sommes actuellement en résidence artistique afin de créer, de tout caler et de sélectionner nos meilleurs morceaux. Tout cela dans le but d’avoir un bon set list et donner le plus beau spectacle. Encore obligés d’être au bureau la journée, nous nous voyons tous les soirs pour jouer. C’est en même temps une occasion de se vider et d’enrichir nos créations. C’est évident qu’il faut se préparer psychologiquement et physiquement pour faire face à ce grand défi. Psychologiquement car il y aura beaucoup de changements dans nos vies où on doit s’adapter. Physiquement car on va se donner à fond lors de ce festival. Ce sera notre tremplin vers d’autres scènes et le reste du monde. A cet effet, on se soutient mutuellement et on court quelques fois les matins. lol

BDM : Après les Transmusicales c’est quoi l’agenda de No Mady ?

NM : Après ce festival, nous reviendront à Madagascar d’abord pour mettre de l’ordre dans nos vies personnelles. Nous devons également prendre de l’élan pour 2018. Travailler sur notre musique et faire continuellement des recherches. Quand les dates tombent, il faut qu’on soit prêts quand la machine sera en route.

BDM : Comment définiriez-vous le rock malgache ?

NM: Pour être direct, le rock malgache est assez fermé. La plupart des adeptes sont catégoriques sur le fait que seul le métal soit le vrai rock. Bref, nous souhaitons que le rock malgache existe plutôt pour porter et transmettre des messages puissants, peu importe la forme. C’est surtout le fond (Fototra) qui doit être dur, comme la roche ou rock. J Bien sûr, le fond et la forme doivent être en harmonie… Et l’essentiel c’est d’être à l’aise dans ce qu’on fait. On s’en fout des standards.

BDM : Des femmes qui jouent à la guitare, c’est stylé mais aussi … ?

NM : Avant tout, c’est une question de feeling. De plus en plus de femmes jouent maintenant de la guitare et beaucoup sont excellentes. Il y en a aussi celles qui jouent avec d’autres instruments tels que la batterie, etc. Mais après, il faut être soi-même et aller dans le sens de ses imaginations. Femmes ou hommes, là n’est pas la question. Le vrai sujet c’est être créatif et aimer ce que l’on fait.

 

BDM : Soyons fous, une collabortion que vous adoreriez avoir ce serait qui ?

NM : Question difficile, il y en a tellement… Ce sera peut-être une surprise autant pour vous que pour nous, on verra J

photo: Nan’ – Blue Moon Thinker

 BDM : No Mady dans 5 ans ce sera comment ?

NM : On ne sait jamais ce que l’avenir nous réserve. Mais ce qui est sûr, No Mady dans 5 ans, ce sera encore et toujours de la musique. Nous avons des causes à défendre et comptons parcourir chaque scène et aller à la rencontre du public. Nous sommes dans l’optique d’une ouverture totale au monde. Faire d’une passion un métier est tout simplement l’idéal. A chaque étape, nous avons un objectif bien précis. En ce moment donc,  nous allons grandir dans le temps et voir ce que cela va donner.