En un an, l’impact du décret de Trump sur les femmes à Madagascar

A peine investit, il remet en application une vieille politique de Ronald Reagan. Les ONG étrangères qui pratiquent l’avortement ou militent pour le rendre légal ne bénéficieront plus des fonds fédéraux d’aide internationale.

Selon les explications de CNN, « Même pendant les années d’Obama, la loi américaine a interdit le financement direct pour les services d’avortement ». Mais les ONG qui ont effectué la procédure ont été autorisées à recevoir des fonds américains pour d’autres programmes, y compris ceux liés à l’accès à la contraception et aux soins post-avortement ».

Ce qui a changé après l’arrivée de Trump, c’est que les ONG concernées ne pourront plus bénéficier de l’assistance de « l’Agence américaine pour le développement international, l’un des principaux contributeurs à l’aide internationale au développement ».

Marie Stopes, qui travaille à Madagascar, avait qualifié cette décision de catastrophique.

Aujourd’hui, cette organisation non-gouvernementale évoque un manque à gagner de 30 millions de dollars (dans le monde) causé par le retrait des financements américains. Le décret « nous empêche de recevoir des fonds du Gouvernement Américain si nous fournissons ou discutons des soins légaux d’avortement, même avec nos propres ressources. Nous faisons maintenant face à un déficit de financement annuel de 30 millions de dollars », explique Marie Stopes.

En ce qui concerne Madagascar, Marie Stopes explique que le gouvernement américain avait financé un programme qui a permis à 170 000 femmes de bénéficier de soins qu’elles n’auraient pas pu se payer. Mais ce programme a aujourd’hui été arrêté, « laissant des milliers de femmes pauvres et d’adolescentes » sans autre endroit où aller.