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A Madagascar, la majorité est établie à 18 ans. Cependant, il s’agit d’une référence qui pourrait être périmée, étant donné l’évolution de la société et de nos habitudes.

C’est en tout cas ce que suggère une étude médicale australienne publiée dans revue The Lancet. L’étude conclut que l’adolescence ne correspond plus à la fourchette entre 10 et 19 ans, mais à celle entre 10 et 24 ans.

Pourquoi ?

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« L’adolescence englobe des éléments de croissance biologique et des transitions de rôles sociaux majeurs, qui ont tous deux changé au cours du siècle dernier », écrivent les chercheurs. « La puberté précoce a accéléré le début de l’adolescence dans presque toutes les populations, tandis que la compréhension de la croissance continue a élevé son âge limite au-delà des 20 ans. Parallèlement, le retard dans la transition des rôles, y compris l’achèvement de l’éducation, le mariage et la parentalité, continue de faire évoluer les perceptions populaires du début de l’âge adulte. On peut soutenir que la période de transition de l’enfance à l’âge adulte occupe maintenant une plus grande partie de la vie, à une époque où des forces sociales sans précédent, notamment le marketing et les médias numériques, affectent la santé et le bien-être au cours de ces années ».

A Madagascar, ce phénomène de retardement de l’âge adulte est d’autant plus inquiétant à cause des faibles revenus qui obligent souvent les jeunes de la vingtaine à rester chez leurs parents longtemps après les études supérieures.

Pourquoi l’étude est-elle importante ? « Une définition élargie et plus inclusive de l’adolescence est essentielle pour l’élaboration appropriée des lois, des politiques sociales et des systèmes de services ».