VIDEO. La chanteuse Stéphanie répond aux trolls et au cyber-harcèlement

0
2444

Avec quelques vidéos à million de vues, Stéphanie est l’une des chanteuses malgaches les plus connues sur internet. Et si la presse people n’est pas très développée dans la Grande Île, les internautes ont comblé ce vide avec les groupes Facebook.

Dans ce titre, intitulé « resaka tsaho » ou « rumeurs », la chanteuse répond à ses détracteurs dans la presse et sur internet. Le clip, quant à lui, inclut des parodies du comportement de ceux qui épient les vies des stars.

Si la chanson date de l’année dernière, la sortie du clip s’est fait dans un contexte particulier. Dernièrement, une coalition de célébrités malgaches a porté plainte contre l’administrateur d’un groupe Facebook intitulé « Fifosana hanatsarana ny pipoles gasy », ou « ragots pour améliorer le comportement des célébrités malgaches ». L’administrateur a été arrêté et placé sous mandat de dépôt.

Dans ce groupe, les membres critiquaient (à la fois de manière positive et négative) les people malgaches. Et étant donné la popularité de ce groupe (plus de 70 000 membres), les débordements étaient fréquents (insultes, menaces, diffamations).

Le plus étonnant : l’administrateur qui ait été attaqué en justice à la place des trolls

Dans d’autre pays plus développés, les administrateurs de groupes ne sont pas considérés comme responsables des bêtises des autres membres.

En Inde par exemple, l’administrateur d’un groupe WhatsApp avait été attaqué en justice à cause de propos présumés diffamatoires de membres. La Haute Cour de Delhi avait cependant décidé que l’administrateur ne peut être tenu responsable de ces propos.

Le juge chargé de l’affaire, Rajiv Sahai Endlaw, avait déclaré : « Je suis incapable de comprendre comment un administrateur de groupe peut être tenu responsable de la diffamation, s’il y en a, de la déclaration faite par un membre du groupe. Le fait de rendre un administrateur d’une plate-forme en ligne responsable de la diffamation serait comme si le fabricant du papier journal sur lequel des déclarations diffamatoires étaient publiées était responsable de la diffamation ».

LEAVE A REPLY