URGENT. Le clan Rajoelina lance une opération « ville morte »

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ONU RAJOELINA

Alors qu’on pensait que les élections de 2013 allaient résoudre la crise politique à Madagascar pour que l’on puisse enfin se concentrer sur le développement, force est d’admettre aujourd’hui qu’il n’en est rien. D’ailleurs, il y a encore quelques jours, l’ONG International Crisis Group publiait un rapport intitulé « Madagascar, une sortie de crise superficielle ? » dans lequel elle écrit que « si les élections marquent un progrès, elles n’ont en rien résolu les causes sous-jacentes et les conséquences du coup d’Etat de 2009 ».

Depuis quelques mois, les appels à la démission du président actuel se sont empilés. Et aujourd’hui, il se pourrait que le clan de l’ancien président Andry Rajoelina, qui n’a pas pu se présenter aux élections de 2013, ait décidé de passer à l’acte.

Il y a quelques heures, sur une chaîne privée de la capitale Antananarivo, un message appelant les citoyens malgaches à observer une « ville morte » ou blocus général a été lu par le sénateur Lylison, l’un des fidèles de l’ancien président de la transition malgache (et par ailleurs membre de son parti politique).

Le plus inquiétant (ou pas, selon votre opinion politique), c’est qu’il y a encore quelques semaines, avant le week-en de pentecôte, Andry Rajoelina a annoncé lors d’un discours au téléphone pour ses partisans que son clan reviendra « bientôt » au pouvoir et les a demandé de « se préparer ». Cette déclaration, de nombreux internautes l’avaient interprétée comme le teasing d’une tentative renversement du régime de Rajaonarimampianina à venir. Andry Rajoelina est d’ailleurs revenu au pays la semaine dernière.

D’autre part, une autre chaîne de télévision malgache (moins proche du clan Rajoelina) a évoqué des rumeurs selon lesquelles des groupes de personnes s’apprêteraient à ériger des barrages dans les rues de la capitale demain avant l’aube.

A propos des « villes mortes »

« Le terme « villes mortes » ou blocus général est né au début des années 1990 avec le large mouvement de démocratisation des pays africains.

Dans la douleur, les jeunes partis d’opposition, face aux pouvoirs en place dénonçaient un manque d’écoute de ces derniers, qui manquaient même de la considération pour leurs dirigeants. La seule solution invoquée par ces partis était d’appeler la population à la grève générale, ici caractérisée par la fermeture des commerces, des services et des entreprises. En mai 1996, la force et la contrainte des jeunes organisés en groupe (au Cameroun : Cap liberté) a paralysé toute la ville de Douala et les grandes agglomérations de l’ouest et du littoral. Les dégâts ont été graves au Cameroun où le régime a été inflexible. »

Source : Wikipédia.  Contenu soumis à la licence CC-BY-SA 3.0. Source : Article Ville morte de Wikipédia en français (auteurs)

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