Ces rumeurs sont-elles fondées ? En tout cas, elles inquiètent les Malgaches.

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Alors que les grèves et les revendications sociales s’empilent, le responsable des forces de l’ordre à Antananarivo annonce que les manifestations « non-autorisées » par la préfecture sont désormais interdites à Antananarivo. Officiellement, cela a été décidé afin d’éviter que des tiers profitent du désordre causé par les manifestations (des employés d’Air Madagascar ? Des transporteurs ? Des nationalistes ?) pour procéder à des pillages.

L’Etat craindrait des manifestations politiques

Le régime de Hery Rajaonarimampianina a toujours su se maintenir. Il a survécu à une série de grève, aux appels à la démission et même à une tentative de destitution (légale) par le parlement. Aujourd’hui, cependant, de nombreux médias rapportent que des opposants à ce régime (car ils sont nombreux) s’apprêtent à le déloger en ayant recours à la solution ultime, ce mois de mai.

« Ces personnalités échafaudent des saccages programmés pour le 13 mai dans l’objectif de démonter le pouvoir. Pour cela, ils comptent attiser les revendications et manifestations sociales et syndicales, en insistant sur les thèmes comme la corruption, la gabegie, ou encore les répressions et réunir tous les contestataires pour une grande manifestation sur la place du 13 mai, à la même date », aurait indiqué une source de l’Express de Madagascar. Ces informations sont par ailleurs corroborées par Midi Madagascar qui évoque aussi la date du 13 mai. Orange News, quant à lui, n’hésite pas à utiliser le terme qui fait peur : « Les forces de l’ordre aux aguets. Des rumeurs d’actes de déstabilisation et de tentative de coup d’Etat se répandent. »

« Je ne sais pas quoi en penser »

Les Malgaches, même ceux qui ne soutiennent pas  (ou plus) le régime actuel, sont inquiétés par ces rumeurs. Une personne que nous avons interrogée dans la rue affirme que bien qu’il soit contre le régime actuel et pour de nouvelles élections anticipées, il n’est pas sûr qu’un renversement du pouvoir par la force soit bénéfique à tous. Une autre, nous a simplement répondu « je ne sais pas quoi en penser ».