Tsimanova, le premier Malgache à avoir dépassé 100 millions de vues sur Facebook

Le maki s’appelle « SEFO » (chef). Son language est si simple que même les enfants se lient amitié avec lui. A ne pas manquer !

Posted by Tsimanova Nazaire Paubert on Sunday, April 17, 2016

Dans une cour d’Ambovombe, un village perdu au sud de Madagascar, deux enfants jouent avec un lémurien. Lorsqu’ils arrêtent de gratter le primate, celui-ci leur demandent de recommencer en effectuant un geste de la patte. Un homme a vu cette scène et l’a filmé avec un iPad pour publier sur les réseaux sociaux. Et cet homme, c’est Tsimanova Nazaire Paubert. Les deux enfants, ce sont ses neveux.

Comme la vidéo a fait un buzz planétaire, je pense que tout le monde l’a déjà vue. Cependant, peu de en connaissent l’auteur Tsimanova.

Tsimanova Nazaire Paubert (Facebook)
Tsimanova Nazaire Paubert (Facebook)

Bien que l’original, publié sur le profil Facebook de ce dernier, n’ai fait que 1,5 millions de vues, le Blog de Madagascar a compté le ombre de vues que le contenu a fait sur d’autres pages influentes, comme « Malagasy ve ianao » ou « Info Chrétienne ». Et aujourd’hui, nous pouvons estimer sans aucune hésitation que Tsimanova est le premier Malgache dont la vidéo a compté plus de 100  millions de vues sur Facebook (sans tenir compte des millions de vues sur YouTube).

Après, il faut savoir que la vidéo a fait polémique. En effet, bien qu’elle ait amusé tout le monde, elle a aussi inquiété certains écologistes. Car bien que cela n’ait pas vraiment été la volonté de l’auteur, elle a montré que les lémuriens peuvent être des animaux domestiques.

Comme le rapporte Slate, Tara Clarke, assistant pofessor à la Duke University, et qui dirige une ONG appelée Lemur Love, étudie ce qui se dit sur les lémuriens sur les réseaux sociaux. Et d’après elle, depuis l’arrivée de cette vidéo virale, il y eu de nombreuses publications du type « je veux un lémurien » sur Twitter, dont les données sont accessibles au public.

En tout cas, Tsimanova a publié la vidéo en toute innocence. Et d’après lui, il ne s’agit pas d’un lémurien domestique. « Dans notre grand village d’Ambovombe où poussent encore de grands arbres hauts que les lémuriens apprécient pour se protéger non seulement contre les prédateurs mais aussi pour leur confort, le groupe de Sefo (ndlr, le nom donné au lémurien) s’est réfugié au sud de son ancien territoire (15 à 30km) vers les villages, finissant leur integration avec la communauté des hommes qui les ont accepté », confie-t-il à Info Chrétienne.