Les conservateurs, les fanatiques, la droite, les pro-Trump, ne vont pas aimer l’investissement de 650 millions de dollars annoncé par Justin Trudeau. Alors que Donald Trump a privé les ONG qui pratiquent ou font la promotion de l’avortement dans le monde (dont à Madagascar) des financements US, le Canada tente de combler ce vide.

Après seulement quelques mois à la Maison Blanche, Donald Trump est devenu célèbre pour ses « executive orders » ou décrets présidentiels. L’un des premiers qu’il a signé, par ailleurs, affecterait des femmes à Madagascar.

Pour rappel, il s’agit d’un décret remettant en vigueur une politique de Ronald Reagan qui prive de financements américains les ONG étrangères qui pratiquent l’avortement ou qui militent pour le rendre légal.

En substance, les organisations comme Marie Stopes International sont affectées. Or, cette organisation, par exemple, aurait « évité » 108 000 avortements dangereux à Madagascar, ainsi que 300 000 grossesses non-désirées.

Suite à la signature du décret, la directrice des opérations internationales de cette organisation, Marjorie Newman-Williams, avait qualifié cette décision de « catastrophique ». A l’échelle mondiale, cela pourrait causer 6,5 millions de grossesses non désirées, 2,2 millions d’avortements, 2,1 millions d’avortements à risque et 21 700 décès maternels, selon MSI.

De nombreux pays ont tenté de contrer l’initiative de Trump. Les Pays-Bas, qui ont lancé un fonds à cette fin, avaient estimé que le vide laissé par ce décret de Trump était de 600 millions de dollars pour les 4 prochaines années (d’après Reuters).

Et le 8 mars, à l’occasion de la journée de la femme, le gouvernement libéral de Justin Trudeau, au Canada, a annoncé un investissement de 650 millions de dollars pour contribuer à cet effort.

« Comme les hommes, les femmes devraient pouvoir choisir. Choisir quand ils veulent fonder une famille. La taille de cette famille et avec qui ils veulent commencer cette famille », a déclaré le premier ministre canadien.

Selon le Globe and Mail, ces 650 millions de dollars permettront de financer la santé reproductive dans le monde. Mais toujours selon ce média, une partie de cet argent pourrait aussi être utilisée pour financer des groupes de défense des droits des femmes dans les pays où l’avortement est encore interdit par la loi.

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