Pousse-pousse, ce moyen de transport écolo qui nous vient de Chine

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Les moyens de transport à Madagascar il y en a pleins. Le bus, le scooter, les voitures, le vélo, les charrettes, ses pieds et on n’oublie pas le pousse-pousse.

Ce dernier est un moyen de locomotion qui nous vient de l’Asie, plus précisément de la Chine. Il semblerait que cette merveille soit arrivée ici en même temps que les chinois venus pour la construction de la ligne de chemin de fer au début du vingtième siècle.

Et même si le pousse-pousse date de cette époque, il est encore utilisé en 2017.

A Antananarivo, on s’en sert surtout plus pour transporter des marchandises. Mais il y en a aussi dans d’autres provinces où son utilisation originelle est toujours d’actualité.

On retrouve des pousse-pousse à Mahajanga, à Toamasina, à Toliara, mais la « capitale nationale » du pousse-pousse est Antsirabe.

Au début, le pousse-pousse était une voiturette légère à deux roues et à une ou deux places, tirée ou poussée par un homme. Mais il a été modernisé.

Maintenant, par exemple à Antsirabe, on les pédale aussi. Ce qui en fait des cyclo-pousses car ce sont des mélanges de pousse-pousse et de vélo.

Le pousse-pousse, comme le scooter, la moto et la voiture a un numéro d’immatriculation. Le tireur de pousse doit être majeur et posséder un permis de tirer. Ce n’est pas tout, le tireur de pousse fait une visite médicale une fois par an tandis que le pousse-pousse doit satisfaire à un contrôle technique.

Combien ils gagnent ?

Difficile à dire. Lors de notre dernier passage à Antsirabe il y a quelques semaines, on payait nos courses à 1 500 Ar (0.4 euros). Sachant qu’il y a à peu près 1 700 tireurs de pousse-pousse à Antsirabe, la concurrence est rude.

L’avenir du pousse-pousse.

Ils sont peu à peu remplacés par des bus dans certaines provinces. Ce qui fait que les tireurs de pousse-pousse se retrouvent sans clients et donc difficultés pour eux à nourrir leur famille.

Mais contrairement aux bus et aux voitures, le pousse-pousse (ou le cyclo-pousse) ne pollue pas. Ce qui est un avantage si on parle d’environnement. Après pour savoir si le pousse-pousse va survivre, on vous répondra que seul l’avenir nous le dira.