Pétrole et Îles Eparses : le sujet aurait déjà été abordé avec la France

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Par TAAF (Travail personnel) [CC BY-SA 3.0 (http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0)], via Wikimedia Commons
Par TAAF (Travail personnel) [CC BY-SA 3.0 (http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0)], via Wikimedia Commons
Officiellement, les îles Eparses font partie des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF). Mais ces îles font aussi l’objet de revendications de la part de Madagascar qui a même obtenu de l’ONU une résolution demandant à la France de les restituer.

Cependant, dans la Grande Île, c’est un sujet sur lequel on communique peu au niveau du gouvernement et pour lequel les manifestations ne sont pas autorisées. Pourtant, outre les questions de souveraineté, ces îles pourraient représenter une importante source de revenus pour Madagascar. A ce propos d’ailleurs, Arlette Ramaroson, présidente de l’association Nosy Malagasy qui milite pour la restitution de ces îles, avait déclaré il y a quelques jours : « Je ne vois pas pourquoi le gouvernement français devrait les exploiter à notre place et gagner de l’argent à notre place, alors qu’ici on meurt de faim ».

Mais ce que nous ignorions peut-être à Madagascar, c’est que nos dirigeants ont déjà commencé à discuter de ces îles avec l’Etat français. C’est du moins ce qu’affirme le préfet des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF), cité dans un article du portail d’orange.fr pour Mayotte : « Les îles Éparses font partie des Terres australes et antarctiques françaises. Elles sont aussi depuis les années 1970, l’objet de contestations de souveraineté de la part de Madagascar. Le sujet est abordé lors des entretiens de haut niveau avec les autorités malgaches en place depuis 2014. La question d’ouvrir un processus politique de concertation en cas de découverte de pétrole dans cette zone relève de la compétence du Ministère des affaires étrangères». Malheureusement, on ignore ce qui est discuté lors de ces rencontres.

Outre les questions de souveraineté, c’est surtout les potentiels gisements pétroliers qui rendent ces îles intéressantes, et plus précisément Juan de Nova (à 600 km de Mayotte et à une distance inférieure de Madagascar).

Pour le moment, aucune exploitation n’y a encore lieu. Cependant, il est à noter qu’en septembre 2015, le tribunal administratif de Saint-Denis, à La Réunion, a contraint la ministre française Ségolène Royal à « répondre aux deux compagnies South Atlantic Petroleum et Marex Petroleum, désireuses de forer dans les eaux de Juan de Nova », comme l’expliquait le Monde.

Et pour Benjamin Augé, chercheur à l’IFRI (Institut français des relations internationales), spécialiste de l’Afrique, «En cas de découverte majeure, oui il y a un véritable enjeu économique pour la France».

(Source)

1 COMMENT

  1. Toujours pour la france et pour la france, et pendant ce temps on lèche les bottes de la france pour le sommet de la cacophonie. Décidément, il y a des malgaches (malagasy) encore sous la colonisation mais cette fois mentale.

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