Foret

Dans 25 ans, y aura-il encore de lémurien à Madagascar ? Aujourd’hui, 90 % de ceux-ci seraient au bord de l’extinction, à cause de la déforestation massive qui réduit de jour en jour l’habitat naturel de ces petits primates. Mais à son tour, la disparition des lémuriens pourrait entraîner celle de toute une flore.

Une étude menée par l’Université de Yale vient de mettre en avant l’interdépendance entre les primates et les forêts où ils vivent. Si les lémuriens ont besoin des arbres pour y habiter et pour se nourrir, la forêt a aussi besoin de ceux-ci pour se régénérer. En substance, lorsqu’un lémurien mange le fuit d’un arbre, il participe à un processus de régénération de la forêt en en répandant les graines. Sans les lémuriens, des espèces végétales ne comptent plus que sur le vent, la gravité et les courants pour cela, ce qui ne suffit pas.

Ça a déjà commencé !

Dans un billet de blog, les chercheurs de l’université américaine citent l’exemple du Vari noir et blanc. Selon eux, il s’agit de la seule espèce de lémurien qui disperse les graines des arbres de type Canarium. Aujourd’hui, ce lémurien est menacé et pourtant sans lui, le Canarium pourrait également disparaître. Si la végétation disparaît, d’autres espèces disparaîtront à leur tour. Ce cercle vicieux est aujourd’hui au cœur des préoccupations des scientifiques. Et comme l’explique l’une des participantes à cette étude, il est essentiel de le comprendre pour élaborer de meilleurs plans de conservation.

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