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On dit toujours qu’il n’existe pas de sots métiers. Cette phrase prend tout son sens ici en terre malgache. On trouve de tout comme métier ici, au pays du « plan B ».

Quand on vous dit métier, vous penserez surement pilote, coiffeur, chauffeur, directeur, masseuse … Nous on vous parle plutôt de ces petits métiers qui passe souvent inaperçus mais qui peuvent changer beaucoup de choses. Voyons voir

-les petits vendeurs de crédit ambulants qui sillonnent les rues et qui se faufilent entre les voitures lors des embouteillages,

-Les « taxiphones », pour ceux qui sont en rade de crédit et qui n’ont pas le temps d’aller dans les boutiques des opérateurs

-les vendeurs de thé ou de « tambavy » ambulants, pour ceux qui prennent leur petit-déjeuner à la sauvette le matin.

-les vendeurs de cacahuètes et de colas ambulants

-les vendeurs de musique en version mp3, pour ceux qui ont envie d’avoir et d’écouter les derniers morceaux à la mode sur leur téléphone,

-les tresseuses, pour celles qui ont envie de se faire de longues tresses pour pas cher et vite fait,

-les vendeurs de vernis. En majorité ce sont des hommes qui non seulement vendent du vernis mais en plus ils sont capable de vous faire une manucure rapide digne des grands salons de manucure de la capitale,

-les fabricants de boutons. Ils ont une machine spéciale et vous feront des boutons enveloppés de tissus en un tour de main,

-les vendeurs de lait qui passent de maison en maison pour livrer du lait de vache frais,

-les « panakalo ». Ce sont des personnes qui passent de quartier en quartier, crient « manakalo ô ». Ils prennent vos affaires en échange de ce qu’ils ont dans leur sac. Ce sont en général des marchandises neuves,

– les réparateurs de parapluie usé. On croise ces messieurs, en général durant la saison des pluies,

-les cireurs de chaussures. A la base ce sont des vendeurs de cirage fabriqué à Madagascar, par des malgaches. Ils vous vendent le cirage mais pour démontrer que le produit est efficace il cire d’abord vos chaussures (ils forcent un peu parfois),

-les porteurs. Si vous allez faire vos courses, il y a parfois un(e) enfant qui dit « porté Madame ? »

– les acheteurs de bouteilles ou de journaux. Ce sont des gens qui achètent vos bouteilles en plastique ou en verre vides ainsi que vos vieux journaux,

-les couturiers. Qui vous fixeront un bouton sur une chemise, vous feront un rideau en moins de 2.

La liste est loin d’être close.

On s’en sort comme on peut ici. Tant que cela permet de nourrir sa famille, envoyer les enfants à l’école… Grand respect pour ces gens qui essayent de s’en sortir.