Alors qu’aux Etats-Unis, le Congrès enquête sur les éventuelles ingérences russes à coup de comptes fake et de fake news durant la dernière élection présidentielle, à Madagascar, ce phénomène prend de plus en plus d’ampleur.

Les prochaines élections à Madagascar, c’est en 2018 !

Le 15 novembre, la police annonce l’arrestation d’un jeune homme de 24 ans, accusé d’avoir propagé une fausse rumeur selon laquelle des policiers et des médecins feraient le tour des écoles de la capitale Antananarivo pour vacciner les élèves contre la peste.

Le 9 novembre, cette rumeur qui a fait le buzz sur Facebook, via les groupes, et qui a causé des troubles dans les écoles de la capitale. Un épisode qui rappelle celle du tunnel, lorsque des utilisateurs de Facebook ont semé la panique en affirmant que le tunnel d’Ambanidia s’est effondré.

Source : police malgache

Si les motivations de cet individu ne sont pas claires (l’enquête est encore en cours), on peut néanmoins constater qu’actuellement, les groupes Facebook de débats politique et de partage d’actu sont constamment visé par les comptes fake.

Certains de ces groupes ont plus de 100 000 membres et pour un compte fake, il est facile d’avoir des centaines de commentaires et des milliers de like, rien qu’avec une publication. Et les cibles qu’ils discréditent, ce sont généralement les acteurs politiques et notamment ceux qui sont pressentis pour participer aux élections présidentielles de 2018.

A Madagascar, le taux de pénétration d’internet est encore relativement faible. Mais depuis quelques années, on constate que les réseaux sociaux et notamment Facebook, ont de plus en plus d’influence dans le pays.

Trois types d’opération

Sur le plan international, le problème a déjà été identifié par Facebook depuis un moment. Ces campagnes de fake news, orchestrées par des gouvernements, des partis politiques ou autres, Facebook les appelle des « opérations d’information ». Et selon le numéro un des réseaux sociaux, il y en a trois types. Un type d’opération consiste à promouvoir une personnalité politique ou une cause. L’autre consiste à dénigrer. Et un troisième consiste à « s’engagent activement dans le spectre politique dans l’intention apparente d’accroître les tensions ».