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Domoina Jessica. Si ce nom vous dit quelque chose, c’est parce que cette entrepreneuse malgache fait partie des rares jeunes qui ont réussi leurs projets de start-up à Madagascar, avec une visibilité internationale.

Récemment, elle était en déplacement à l’île Maurice pour participer à une rencontre entre les jeunes entrepreneurs de l’Océan Indien. Et selon les propos de Domoina, deux jours de formation dans la Tropical Valey ont suffi pour qu’elle soit « impressionnée par la motivation du gouvernement à aider les jeunes ».

Jessica RAKOTOARISOADomoina a co-fondé une entreprise à Madagascar et elle s’est faite connaître grâce aux sacs Nomad, des sacs artisanaux mais également photovoltaïques qui permettent de charger les smartphones et tablettes. Elle a aussi étudié dans une école de commerce malgache, ce qui fait qu’elle connait très bien les difficultés et les obstacles lorsqu’on fonde une start-up à Madagascar.

Pour elle, « le souci à Mada reste qu’on ne fait pas assez confiance aux jeunes ». A Maurice, « en termes de formation, tu as des filières très diversifiées dans tout ce qui est développement durable, écoconception, design, nous raconte la startupeuse. Déjà ici on n’a pas ça. »

Mais pour autant, « les jeunes bougent beaucoup à Madagascar », selon elle. Néanmoins, dans son cas, elle voyage beaucoup, afin de trouver des partenaires ailleurs. « Je trouve dommage qu’on ne puisse pas commencer ici même, mais c’est comme ça ».

Encore cette comparaison entre Maurice est Madagascar

En fait, logiquement, Madagascar devrait mieux s’en sortir par rapport à son voisin Maurice, étant donné qu’on dispose de tout (ressources naturelles). Néanmoins, la petite nation de 2 000 km2 s’en est mieux sortie, justement parce qu’elle a dû se débrouiller avec ce qu’il y a sur place : l’humain.

Il y a encore quelque mois, Soodesh Satkam Catlichurn, ministre du travail mauricien, avait donné une petite leçon d’humilité économique à Madagascar :

« Madagascar est un pays qui dispose de tout : d’un territoire vaste et étendu, d’une beauté naturelle énorme, de toutes les ressources naturelles et souterraines qu’on peut imaginer. Et c’est là où il se trouve peut-être l’erreur. Car dans l’énumération de tous les facteurs de richesse, on oublie souvent celui qui est le plus important : et c’est la population, le peuple malagasy.

Maurice est une ile perdue dans l’océan, certes elle est jolie, mais elle ne dispose pratiquement de rien. Pas de territoire étendu, et elle souffre, si on peut le dire ainsi, d’une absence pratiquement totale de ressources naturelles. Pas de pierres précieuses à Maurice, pas de pétrole, pas de Nickel, pas d’Ilménite, pas de gaz, pas de charbon, pas de bois de rose – rien de tout ça. »

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