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Madagascar est selon la plupart des médias internationaux anglophones l’une des destinations touristiques les plus tendance pour 2017. Mais dans l’ombre du sable fin, du bleu turquoise de l’océan et des treks dans les forêts vierges, il y a aussi une population de plus d’un million de personnes qui souffre de famine depuis des années.

La population la plus affectée par le changement climatique dans le Sud de Madagascar équivaut à celles de petits pays comme Maurice, l’Estonie ou Chypre. Cela fait des années que plus rien n’y est vraiment cultivable à cause de l’absence de pluies suffisantes, résultat du changement climatique.

Au mois de décembre, alors que la plupart des personnes qui lisent cet article préparaient les fêtes de fin d’année, des journalistes du New York Times étaient dans le Sud de Madagascar pour préparer un dossier sur la famine qui y tue des hommes, des femmes et beaucoup d’enfants.

Récemment, le journaliste Nicholas Kristof (deux prix Pulitzer à son actif) a publié un article intitulé « Alors que Donald Trump nie le changement climatique, des enfants en meurent ici ». Dans ce longform à l’américaine, il décrit ce qu’il a vu lors de son voyage : la détresse et la lutte quotidienne de la population pour survivre. « Ils sont réduits à manger des cactus et même des roches ou des cendres », écrit-il.

L’objectif de l’article était surtout d’attirer l’attention de la population américaine sur les effets du changement climatique en Afrique et notamment à Madagascar. Bientôt, Donald Trump prendra ses fonctions de président de Etats-Unis. Le républicain pense que le changement climatique n’existe pas, qu’il s’agit d’un mensonge inventé par les Chinois.

Mais le journaliste du New York Times conseille au nouveau président de venir dans le sud de Madagascar : « Trump devrait venir et sentir les côtes de ces enfants, les regarder lutter pour survivre. Il est vrai que les liens entre nos émissions de carbone et une sécheresse en particulier sont compliqués, mais, dans l’ensemble, le changement climatique est aussi palpable qu’un enfant brouillé et aux yeux vitreux qui meurt de faim. Comme le fils de Ranmasy agé de 18 mois, Tsarasoa ». Pour Nicholas Kristof, les américains sont peut-être en train de tuer des gens à Madagascar avec leurs émissions de carbone.

Dans son article, le New York Times raconte l’histoire de Ranmasy, obligé de marcher 12 heures dans le désert pour emmener son bébé à un dispensaire géré par des nones catholiques.

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