Suivez l'information en temps réel avec Le Blog de Madagascar !

US Embassy

Il y a quelques jours, nous avons évoqué la sortie du dernier rapport 2015/2016 de l’organisation de protection des Droits de l’Homme Amnesty International. Et si le volet concernant Madagascar est loin d’être élogieux, celui-ci contient un paragraphe dédié à au « recours excessif de la force » dont la gendarmerie malgache a fait preuve il y a maintenant plusieurs mois :

« Le 31 août, la gendarmerie a utilisé la force de manière excessive pour disperser une manifestation d’étudiants à l’université d’Ankatso dans la capitale, Antananarivo. Jean-Pierre Randrianamboarina, dirigeant d’un mouvement étudiant, a été passé à tabac et a souffert de multiples blessures. Déclaré coupable, notamment, d’incitation à des troubles à l’ordre public et au renversement du gouvernement, il a été condamné en septembre à six mois de prison avec sursis. »

Et aujourd’hui, c’est l’ambassade des Etats-Unis à Madagascar qui demande aux responsables de rendre des comptes, sur son compte Facebook :

« Six mois après la déclaration du Commandant de la gendarmerie le Général Rakoto François Rodin sur l’ouverture d’une enquête sur la violence excessive faite au leader de mouvement estudiantin Jean Pierre Randrianomanana, nous continuons à attendre les résultats de l’investigation sur cet incident ainsi que les étapes accomplies par les forces de l’ordre pour s’assurer qu’un tel événement ne se reproduise dans le futur. A l’époque, nous avons bien accueilli la promesse d’une enquête approfondie et transparente, une telle démarche est importante pour une démocratie comme Madagascar afin de prouver le respect de l’Etat de droit et de la redevabilité des autorités vis-à-vis des citoyens. »

PARTAGER

2 COMMENTAIRES

  1. Bonjour,

    Je veux seulement dire que la façon de faire des forces de l’ordre à Madagascar est indigne de leur enseigne. Les agents comptent résoudre tout par la force et font régner la corruption. Ce qui prouve que ce sont des personnes, dans la majorité, n’ont pas terminé leurs études et ne savent rien de ce qu’est la démocratie.
    Jean-Pierre Randrianamboarina est un étudiant qui réclame son droit et celui de ses compatriotes, qui n’ pas été respecté par l’Etat. Pour éviter ce genre d’incident, diminuez les avantages (en monétaire) de certaines personnes et répartissez-les sur toutes les entités. Le président de la République, qui s’avère être un comptable, ne connaît même pas les premières priorités dans cet état.

    Comme le dit le proverbe : « l’exemple vient d’en haut ».

Laisser une réponse