L’histoire s’oublie parfois facilement. Voilà pourquoi à quelques jours de la commémoration du 29 mars, nous décidons de publier ces quelques archives de ce qu’on appelle les « événements de 1947 ».

Qualifiés par certains de guerre, par d’autres de guérilla et dès fois même de génocide, ils font partie des épisodes les plus sombres de l’histoire de la décolonisation africaine et admettons-le, ces événements rendent jusqu’à aujourd’hui parfois les relations entre les peuples français et malgaches difficiles.

Si Madagascar n’a obtenu son indépendance qu’en 1960, celle-ci a été revendiquée bien plus tôt. Dès 1946, des Malgaches (avec des armes rudimentaires) commencent à se soulever contre l’ordre colonial.

Citée par Le Monde en 2007, l’historienne Françoise Raison-Jourde explique : « Pendant la deuxième guerre mondiale, l’administration française avait laissé des zones de l’île s’installer dans la dissidence. Le travail forcé, les réquisitions n’y étaient plus acceptés. C’est de là qu’a surgi la révolte de 1947 ».

L’intellectuel français Albert Camus était plus direct : « Nous faisons [à Madagascar] ce que nous avons reproché aux Allemands [l’Allemagne Nazie] ».

Le mouvement subit les représailles de l’administration française. Pour mater cette rébellion, la France aurait fait appel à des « tirailleurs » marocains, sénégalais ainsi qu’à la légion étrangère. Le nombre de victimes n’est pas connu. Certains évoquent 11 000 morts, d’autres 100 000 (soit plus de 2% de la population malgache de l’époque).

Une commémoration a lieu chaque année à Madagascar le 29 mars en raison du fait que c’est  jour-là en 1947, qu’éclate réellement la révolte.

Note : le chargement des photos peut prendre un moment. Ne nous quittez pas, attendez quelques secondes !

 

Le corps sans vie d’un malgache gisant par terre

Posted by Musée de la photographie de Madagascar on Tuesday, March 22, 2016

 

 

Le même cadavre, vu d’un autre angle.

Posted by Musée de la photographie de Madagascar on Tuesday, March 22, 2016

 

Un village entier mis à feu par les militaires français

Posted by Musée de la photographie de Madagascar on Tuesday, March 22, 2016

 

L’épave d’une voiture immatriculée 2822-T et une maison abandonnée juste après les attaques.

Posted by Musée de la photographie de Madagascar on Tuesday, March 22, 2016

 

Des centaines de militants qui se sont fait prisonniers par les forces coloniales.

Posted by Musée de la photographie de Madagascar on Tuesday, March 22, 2016

 

Soumission de la population du village de Manjakandriana après les évènements de 1947.

Posted by Musée de la photographie de Madagascar on Tuesday, March 22, 2016

 

Des militaires français et sénégalais lourdement armés, embarqués sur un wagon plateau. Surement pour assurer la mission à Moramanga, vers 1947.

Posted by Musée de la photographie de Madagascar on Monday, March 21, 2016

 

Des militaires en mission, accompagnés de véhicules blindées, vers 1947.

Posted by Musée de la photographie de Madagascar on Monday, March 21, 2016

 

Des militaires français, en compagnie des tirailleurs sénégalais s’exerçant à l’utilisation d’une mitraillette automatique, vers 1947.

Posted by Musée de la photographie de Madagascar on Monday, March 21, 2016

 

Des militaires français, accompagnés des tirailleurs sénégalais devant un canon automatique, vers 1947.

Posted by Musée de la photographie de Madagascar on Monday, March 21, 2016

 

Des militaires français inspectant des maisons malgaches dans la brousse, à la recherche d’éventuelles rebelles, vers 1947.

Posted by Musée de la photographie de Madagascar on Monday, March 21, 2016

 

Dans une allocution adressée à Betafo, le 18 Avril 1947, le Gouverneur Général Marcel De Coppet disait : « Si le peuple…

Posted by Musée de la photographie de Madagascar on Monday, March 21, 2016

 

« Rendons également hommage aux nombreuses femmes, héroïnes des évènements de 1947 – 1948. Parmi elles, Gisèle Rabesahala, Razafindrasoaray Augustine, Razanamalala Charline et Rasoanoro Zèle. » – Musée de la photographie de Madagascar (Facebook)

 

 

Razafindrasoaray Augustine

Posted by Musée de la photographie de Madagascar on Thursday, March 17, 2016

 

 

 

« Le 03 Octobre 1948, six personnes inculpées dans le procès « Rébellion malgache de 1947-1948″ ont été condamnées à mort : Joseph Raseta, Joseph Ravoahangy Andrianavalona, Joël Sylvain, Tata Max, Martin Rakotovao et Rakotoarisaona. » – Musée de la photographie de Madagascar (Facebook)

 

Joseph Ravoahangy Andrianavalona

Posted by Musée de la photographie de Madagascar on Wednesday, March 16, 2016

 

 

 

 

 

 

Une archhive vidéo d’ina.fr

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