3 leçons à apprendre de l’homme le plus riche de Madagascar

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Spromad

Ylias Akbaraly est le PDG du groupe Sipromad, un géant malgache qui investit dans de nombreux secteurs d’activités et dont le leader est considéré par Forbes comme l’homme le plus riche de la Grande Île. Il y a quelques semaines, son intervention à l’Innovation Summit de BPI en France sur la thématique « changer le monde » avait généré pas mal de commentaires sur le web malgache.

Ce que bon nombre de personnes ne savent peut-être pas, c’est qu’Ylias Akbaraly a transformé une petite entreprise en géant. Dans un récent entretient avec le magazine Forbes, il évoque par ailleurs quelques-uns des clés de son ascension fulgurante dans l’économie malgache.

Mais avant d’évoquer ces traits qui pourraient inspirer quelques startupers malgaches, voyons d’abord d’où vient la fortune d’Ylias Akbaraly et de sa famille. Le magazine Forbes raconte que c’est en 1918 que sa famille s’installe à Belo Tsiribihina afin de faire du commerce. Et ce n’est qu’en 1972 que son père décide de déplacer l’affaire familiale dans la capitale Antananarivo. Sipromad naît en tant que fabriquant de bougies, de savon et de crème pour chaussures.

Pendant ce temps, Ylias faisait le tour du monde. Quand il est revenu en 1989, Sipromad « était une affaire modeste, raconte-t-il. Nous avions peu d’employés et nous faisions à peine plus de 20 000 dollars par an ».

Avant de devenir PDG, Ylias a pris la fonction de directeur commercial. Mais en tout cas, c’est lui qui a transformé cette « affaire modeste » en un géant africain dont l’objectif 2020 est d’atteindre le milliard de dollars de chiffre d’affaire.

Mais comment cet enfant d’immigrés indien a-t-il pu réaliser cet exploit ? Sans entrer dans les détails de son parcours, nous avons pu tirer trois petites leçons de ce qu’il a révélé à Forbes et qui pourraient servir aux aspirants startupers malgaches.

Arrêtez de jouer au « patron »

Lorsque le journaliste Mfonobong Nsehe de Forbes est venu à la rencontre du PDG de Sipromad à Tana, il s’attendait peut-être à discuter avec un homme vêtu en costar-cravate. Pourtant, il écrit qu’Ylias Akbaraly ressemblait d’avantage à un entrepreneur de la Silicon Valley qu’au PDG de l’une des plus importantes entreprises africaines (jean, sneakers et un pull).

Ce dress code ne serait pas ailleurs que le reflet de la manière dont il a géré sa boite. « Chez Sipromad, il n’y a pas de bureaucratie quand il s’agit des prises de décision. Mon bureau est ouvert et on peut discuter des suggestions rapidement », explique-t-il.

Le client est roi ! (Nous, Malgaches, l’oublions parfois)

L’une des qualités qui ont permis à Ylias Akbaraly et au groupe Sipromad de gravir les échelons est son génie commercial. Alors que Sipromad n’était qu’une affaire modeste qui vendait de la crème à cirer les chaussures, Ylias est descendu chez les commerçants et a découvert que ses produits éteint trop chers pour les consommateurs malgaches. De ce fait, il a décidé de vendre ceux-ci dans des boites plus petites, un packaging qui était à la portée de plus de personnes.

Selon l’homme d’affaire, c’est cette décision qui a réellement permis à Sipromad de décoller en dominant le marché des crèmes pour chaussure. Les marges ont baissé, mais le volume vendu a explosé. A partir de là, il a pu faire de acquisitions et des investissements qui ont permis à Sipromad de devenir le géant qu’il est aujourd’hui.

Ne jamais être satisfait

Sipromad a démarré en tant que fabriquant (artisanal) de bougies, de crèmes pour chaussures et de savon. Cependant, aujourd’hui, il se diversifie dans de très nombreux domaines sur la Grande Île et en Afrique, pour ne citer que l’aviation, la pharmaceutique, le tabac et l’énergie. Le patrimoine immobilier de la boite à Mada pèse à lui tout seul plus de 300 millions de dollars. Mais son PDG semble encore insatisfait. En effet, Ylias Akbaraly a révélé au magazine Forbes que Sipromad entend prochainement se lancer dans le domaine des médias et des télécoms en Afrique de l’Ouest. Et d’ici 4 ans, il entend réaliser un chiffre d’affaire d’un milliard de dollars.

(Source)

1 COMMENT

  1. Je ne sais pas comment il a opéré, mais doit avoir anguille sous roche,…..! Oui les indiens Karana Chinois réussissent, les autres sont éliminés soit financièrement et matériellement soir physiquement. J’ai investi plusieurs millions d’ariary et je suis revenu ruiné, on c’est chargé de me couler……! Les plus riches à Mada sont les plus pourris par la corruption. Le peuple souffre mais se tait…..! Hélas

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